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Légalisation du cannabis: les lois encadrant la marijuana en résidence pour aînés.

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Le 17 octobre 2018, la légalisation du cannabis est entrée en vigueur. Bien qu’il est possible pour une personne majeure de maintenant posséder 150 grammes de cannabis séché ou son équivalent, il est interdit d’en posséder dans certains lieux publics. Toutefois, qu’en est-il des lois encadrant le cannabis dans les résidences pour personnes âgées ?

Les restrictions d’usage du cannabis au Québec

Selon le site de la Régie du logement du Québec, la loi établit qu’il est interdit de fumer du cannabis dans les aires communes des résidences privées pour aînés. Un fumoir fermé dans lequel il est permis de fumer du cannabis peut toutefois être aménagé dans ces lieux. Ces fumoirs ne peuvent être utilisés que par les résidents et des règles de construction s’appliquent. Toutefois, s’il existe déjà un fumoir sur place pour la consommation du tabac, ce doit être ce fumoir qui est également utilisé pour l’usage du cannabis. Le fumoir doit aussi être délimité par des cloisons ou des murs s’étendant du sol au plafond, de façon à ce qu’il soit complètement fermé, et être muni d’un système de ventilation garantissant que la pression de l’air est négative et permettant l’évacuation directe de la fumée vers l’extérieur du bâtiment. De plus, la porte donnant accès à ce fumoir doit être munie d’un dispositif de fermeture automatique garantissant que celle-ci se referme après chaque utilisation.

Des chambres identifiées pour la consommation de cannabis

Il est possible d’identifier des chambres où il est permis de fumer ou de vapoter du cannabis dans les résidences pour aînés que ce soit en CHSLD ou en résidences privées pour personnes âgées. Seules les personnes admises ou hébergées dans ces lieux peuvent fumer dans ces chambres. Le nombre de chambres identifiées ne doit pas dépasser 20 % des chambres disponibles pour l’ensemble de la clientèle. Cette proportion doit considérer également les chambres où il est permis de fumer ou de vapoter du tabac. Par ailleurs, si des chambres sont déjà identifiées pour l’usage du tabac, elles doivent d’abord être identifiées pour l’usage du cannabis. Comme pour la cigarette, il est permis pour un locateur d’inclure dans les nouveaux baux des clauses interdisant de fumer du cannabis.

Cannabis en résidence: La situation actuelle

Plusieurs résidences ne permettent pas la culture, la vente et la consommation de cannabis sous forme de cigarette, dans les aires communes (intérieures et extérieures, telles que les jardins ou les balcons) que dans les appartements.

Toutefois, de nombreuses résidences acceptent d’accueillir les personnes qui auraient une prescription à des fins médicales et qui consomment le cannabis sous ses autres formes (teinture, huile ingérable, crème topique et aliments), tant que ceci de contrevient pas au bien-être des autres résidents.

Portrait de la consommation de cannabis au Québec

Présentement, la proportion d’aînés qui consomme du cannabis est relativement faible, mais certains d’entre eux l’utilise à des fins thérapeutiques. Ce qui serait efficace dans certains cas pour diminuer les douleurs, à condition d’être bien suivi par un médecin. C’est également le cas pour les patients atteints de cancer, Santé Canada offre la possibilité aux personnes atteintes de cancer d’avoir recours au cannabis à des fins médicales pour aider à soulager les symptômes et les effets secondaires qu’elles éprouvent.

Toutefois, la consommation de cannabis n’est pas à prendre à la légère, car elle comporte des risques, c’est-à-dire qu’elle peut intervenir avec certains médicaments, d’où l’importance que les personnes âgées soient bien encadrées lorsqu’elles choisissent de consommer du cannabis.

Selon le site de la Société canadienne du cancer, certaines études démontrent que fumer du cannabis sur une longue période peut accroître le risque de cancer du poumon entre autres. D’autres études n’ont pas donné les mêmes résultats. Le cannabis risque aussi de provoquer les effets secondaires qui suivent :

Il faut donc redoubler de prudence et bien s’informer auprès d’un médecin avant d’en consommer.

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